La rencontre entre le ministre du Logement, Mays Mouissi, et le représentant résident de la Banque mondiale, Sylvain Kakou, a permis d'explorer les pistes de coopération pour accompagner cette réforme cadastrale. L'objectif est de faire de la transformation numérique du secteur foncier un moteur d'efficacité publique et de développement économique.
La numérisation du cadastre ne se limite pas à un simple transfert de documents vers des plateformes informatiques. Elle implique la fiabilisation des données, la simplification des procédures et l'amélioration de la gestion des informations foncières. Une administration foncière numérique performante peut réduire les délais de traitement, renforcer la traçabilité des démarches et limiter les contestations, tout en facilitant la planification urbaine.
Pour les citoyens, cela signifie un accès à une information foncière fiable et des garanties plus solides dans leurs démarches. Sur le plan économique, la sécurité des droits fonciers renforce la confiance dans les transactions et la prévisibilité des projets d'investissement. La réussite de cette transformation dépendra de la qualité de l'inventaire initial, de l'interopérabilité des systèmes, de la protection des données et de la formation des agents.
La rencontre a également abordé la question de l'amélioration du taux de décaissement des financements mobilisés par la Banque mondiale pour le Gabon. Il s'agit de s'assurer que les ressources internationales se traduisent concrètement en projets exécutés et en services améliorés pour la population.
La digitalisation du cadastre est présentée comme un instrument potentiel de confiance, de planification et d'attractivité économique. Sa réussite sera mesurée par la fiabilité des données, la solidité des droits fonciers et la capacité de l'administration à servir efficacement les citoyens, plutôt que par la seule sophistication technologique.